Texte précédé d'une lettre au maire de Montreuil : Monsieur Patrice Bessac

Monsieur le maire,
Vous avez décidé d'expulser les Roms du 250 Bd Boissière qui étaient installés à cet endroit depuis plusieurs années, sans les prévenir auparavant de cette expulsion brutale.
Je vous interroge sur vos engagements de communiste : où sont donc les valeurs que vous portez : sociales et humaines ? Les gens de droite ne se conduiraient pas autrement que vous. Comment croire aux valeurs que vous êtes censés défendre ?

Cette expulsion est d'autant plus regrettable que des citoyens proches de ce groupe avaient proposé de réparer le lieu (250 Bd Boissière) par du personnel bénévole et à moindre coût, vous ne pouvez donc invoquer la dépense trop importante pour votre budget ! A toutes leurs propositions, vous n'aviez donné aucune réponse.

Ce qui est également très regrettable est que vos élus EELV qui d'habitude défendent les Roms, n'ont pas levé le petit doigt apparemment pour protéger cette population. Ce n'est pas à leur honneur ! Je me demande encore une fois où sont leurs convictions politiques ?

Aucune solution de relogement n'était envisagée, les élus et vous-même étaient aux abonnés absents. Vous étiez en vacances, certes, mais un second à vous aurait pu prendre les choses en main mais non, quelques élus présents cependant, répondaient gênés, lorsqu'on leur demandait d'ouvrir un gymnase ce qui se fait dans des cas semblables : "C'est compliqué !"

Laisser dehors des enfants de tous âges, des femmes enceintes, ne signifie t-il pas la haine de cette population ? Que veut dire cette fracture entre les personnes qui vivent dans la même ville ? Ces familles étaient installées à Montreuil depuis 2010, les enfants étaient scolarisés. Une association les aidait à faire leurs démarches.
Voici le texte qu j'ai écrit face à cette situation.

                         Les Roms du 250 Bd Boissière ont été expulsés ce matin.........

Dans nos pays, on vit bien. On a besoin de pain, la boulangerie est au coin de la rue. On a besoin de vêtements, les magasins sont nombreux qui en regorgent. On a besoin de papier, on sait où on peut se les procurer.
Nous avons la liberté d'aller et venir, les transports sont à heure fixe, ils sont nombreux, tout le monde peut les utiliser. Nous bougeons, nous parlons, nous nous exprimons à voix haute, sans souci d'être écouté !
Quel pays de rêve !

Oui, mais si nous vivons bien, heureux, en famille, sans trop de soucis, à côté de nous, des drames se jouent. Dans ce pays si rempli de félicité, tout près de nous, des individus, des êtres comme nous, humains comme nous, sont interpellés par la police, jetés dehors, leurs affaires écrasées, ils sont laissés dans la rue, s'ils ne sont pas jetés en prison. Qu'ont-ils fait ?

Rien, mais ils sont d'une autre nationalité que nous. Ce sont des Roms, et pour cette raison, tout comportement abject à leur endroit est permis. Une fois jetés à la rue, sans avoir pu emporter aucun de leurs objets : vaisselle, habits, jouets, papiers personnels, tout ce qui leur appartenait est mis dans des bennes et emporté à la décharge.

Et eux ?

Tenant leurs enfants par la main, ils ne leur restent plus qu'à errer, chercher un endroit où poser leur tête, sans savoir quel lendemain leur sera réservé.

Ce n'est pas la paix bienheureuse qui nous entoure mais la GUERRE, une guerre larvée, une guerre qui détruit mon semblable, une guerre qui asservit, qui avilit. Malheur, comment puis-je dormir la nuit dans un intérieur douillet et confortable quand d'autres personnes qui sont mes semblables, sont rejetés, piétinés dans leur dignité.
Ils n'ont pas le droit à l'amour de leurs frères plus chanceux, ils n'ont pas le droit au bonheur qui est soi-disant le fait de nos sociétés. NON !

La GUERRE sévit chez nous, et NOUS,
               
                                                    NOUS NE VOULONS PAS LE SAVOIR !

Jeanne Studer - Montreuil, le 28 juillet 2016

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