Actuellement, certains membres du Collectif des Baras occupent une maison inoccupée depuis des années. Le propriétaire, la Fondation pour la recherche médicale, en a demandé l'expulsion afin de spéculer sur cette parcelle.

Mercredi 4 décembre, le matin, le Collectif des Baras et ses soutiens étaient nombreux pour l'assignation en référé d'heure à heure au tribunal d'instance de Montreuil. La salle du Tribunal d'instance était pleine. L'avocate de la Fondation pour la recherche médicale a répété les arguments de "drame à venir plus que certain", à cause de stock de bonbonnes de gaz et d'installations électriques dangereuses, ce qui est totalement faux.

Justement, les occupants avaient décidé dès le départ de ne pas utiliser le gaz de ville, ni des bonbonnes, pour des raisons de sécurité. Il n'y a aucun fil électrique à nu, donc aucune dangerosité. Si il y avait réellement un risque d'explosion, pourquoi la Fondation n'a-t-elle pas demandé ce référé d'heure à heure dès le constat d'occupation, c'est-à-dire en septembre 2013 ? Cette question sera posée mardi prochain, le 10 décembre à 9h30, date du report décidé par la juge.

Des demandes d'aide juridictionnelle ont été déposées, mais en attendant doivent payer l'avocat qui va les représenter. Ils demandent donc de l'aide. Une collecte aura lieu sur le marché de Croix de Chavaux jeudi matin, vendredi après-midi et dimanche matin, ainsi que sur le marché République du Bas Montreuil, le samedi matin.

VENEZ SOUTENIR LE COLLECTIF DES BARAS MARDI 10 DÉCEMBRE À 9 H 30 AU TRIBUNAL D'INSTANCE, 62 RUE FRANKLIN À MONTREUIL

Rappel : Le collectif des Baras occupe un bâtiment 124 avenue Galliéni à Bagnolet. C'est un bâtiment vide appartenant à une entreprise privée, l'entreprise Emerson. Beaucoup d’entre eux dormaient dans la rue depuis de nombreux mois. Le froid arrivé, il est urgent pour eux de pouvoir s'abriter. Ils souhaitent que les institutions acceptent leur présence temporaire dans ce lieu. Après avoir sollicité le 115, la Croix rouge, Médecins du monde... mais en vain, ils ont trouvé cette seule solution pour répondre à l’urgence.

Aujourd'hui, à peu près 300 personnes font partie du Collectif des Baras à Montreuil. Majoritairement des jeunes Maliens qui ont, comme d'autres, été contraints de migrer, souvent au péril de leur vie, afin d'assurer à leur famille et à eux-mêmes un avenir meilleur. Ils ont travaillé en Libye, puis après la chute de Kadhafi, en Espagne ou en Italie, avant que la crise économique ne s'y traduise en chômage de masse. Ils vivent dans des foyers d'hébergement d'urgence, dans la rue et des squats. Ils ont été expulsés en mai dernier, d'un bâtiment du Conseil général, rue Rapatel à Montreuil, local pourtant vide depuis des années.

Depuis le 22 octobre, d'autres expulsions ont eu lieu : des familles avec enfants sont à la rue à la Porte de Montreuil, une trentaine de familles, dont des enfants et des femmes enceintes, ont été expulsées du squat rue Girard et d'un immeuble de la rue Joliot Curie (quartier de La Noue).

Pour les jeunes qui sont dehors, la situation est urgente ! Le froid arrive et dormir dans la rue sans pouvoir se mettre à l'abri n'est pas possible. Il est temps de mettre en place la réquisition des logements vides !

Contacts et inscription sur la mailing-list : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 07 51 29 49 43

housesкупитьраены харькововаforex Noтехнологии продвиженияodnomonster.com

Commentaires  

0 #1 Attia 09-11-2013 09:55
En ce mois de novembre, qui marque en principe le début de la trêve hivernale pour les expulsions, comment ne pas revenir sur des événements qui se passent près de chez nous: des hommes des femmes, des enfants, expulsés. Toujours menacés d’expulsion. Est-ce ainsi que les hommes doivent vivre, dans la peur quasi continuelle d’être rejeté, de ne pas pouvoir marcher sans le risque d’être arrêté parce que les papiers manquent, parce que là bas c’est la misère et qu’ici nos poubelles regorgent.
Jusqu’à quand accepterons nous que certains décident de ceux qui peuvent rester ici et ces autres parias à expulser ?
Qui peut se croire assez puissant, assez parfait, pour décider de qui part et de qui reste ?
N’y a-t-il pas là quelque chose de révoltant pendant que d’autres décident que la France est bien trop «exigeante» et planquent leur fortune, leurs capitaux dans des paradis fiscaux alors qu’ici c’est l’enfer ! Oui le paradis des riches est fait de l’enfer des pauvres !
Citer

Ajouter un Commentaire

Consulter les CGU de ce site pour connaitre les règles d'utilisation des commentaires d'articles : Nos CGU


Code de sécurité
Rafraîchir