Nous sommes en train de recevoir nos fiches d'impôts et voilà que ce sujet revient dans toutes les discussions : qui paye trop, qui ne paye pas... En réalité, l'impôt que nous payons en France est réparti de façon très injuste d'un point de vue social.

Il est communément dit que les plus pauvres (50 % des foyers environs), ne payent pas d'impôts. En réalité, cela est complètement faux. L'impôt sur le revenu, celui qui fait dire que la moitié des français ne payent rien, n'est qu'une petite partie des impôts que nous payons.

L'impôt sert à alimenter le budget de l'état, dont il représente environ 95%, le reste provenant d'autres recettes.

Le montant des impôts s'élève à près de 300.000.000.000 € (300 milliards d'euros).

Presque la moitié de ce montant provient de la TVA. La TVA est payée par tout le monde, pauvres et riches, sans distinction.

L'impôt sur les revenus représente à peu près un quart de ce montant. Cet impôt n'est payé que par la moitié des foyers.

20 % environs des impôts sont payés par les entreprises (impôt sur les sociétés) et le reste consiste en divers autres taxes et impôts, payés sans conditions de ressources (taxes sur l'alcool, le tabac, l'énergie, l'immobilier, etc.).

A cela, s'ajoutent les taxes sociales, et notamment la CSG, payées par tout le monde

Des économistes ont calculé le poids réel des impôts sur les ménages, par catégories de revenus. Un graphique montre que l'impôt est faiblement progressif jusqu'au niveau des "classes moyennes" et qu'il est ensuite fortement régressif pour les plus riches. Cela veut dire qu'un ménage "très pauvre" paiera environ 40% de ses revenus en impôt et taxes, un ménage de classe "moyenne" y consacrera un peu moins de 50% de ses revenus et un ménage "très riche" paiera un peu plus de 30%. Voir : http://www.revolution-fiscale.fr

C'est ainsi que, même sans payer d'impôts sur le revenu, les foyers les plus pauvres s'appauvrissent plus que les foyers les plus riches à travers le système fiscal.

Concrètement, cela veut dire que si on prend le revenu d'un foyer pauvre, qui gagne, par exemple 1.000€ par mois et celui d'un foyer riche, qui en gagne 10.000€ par mois, le riche bénéficie avant l'impôt d'un revenu 10 fois plus élevé que le pauvre. Entre les deux, un foyer moyen gagne 5.000€ par mois. Le riche a donc 2 fois plus d'argent que le moyen, avant impôt.

Après impôt, le foyer pauvre aura 600 € (1000 - 400€ d'impôts)
Après impôt, le foyer riche aura 7.000 € (10.000 - 3.000€ d'impôts)
Après impôt, le foyer moyen aura 2.500 € (5.000 - 2.500€ d'impôts)

Le riche aura donc presque 12 fois plus d'argent disponible que le pauvre (au lieu de 10 fois plus avant impôts) et presque 3 fois plus que le foyer moyen (au lieu de 2 fois plus avant impôts).

L'impôt français est donc bien dégressif et non pas progressif.

L'impôt moyen en France est de 47 %. S'il était partagé équitablement entre tous, le foyer pauvre aurait, après impôt, 530 €, le foyer riche aurait 5.300 € et le foyer moyen aurait 2.650 €. Les écarts entre les uns et les autres seraient exactement les mêmes avant et après impôts. Ce serait une fiscalité neutre.

Une fiscalité progressive ferait diminuer les écarts entre foyers après impôts, en prélevant par exemple 50 % du revenu du foyer riche, 40 € du moyen et 30 % du pauvre. Après impôts, ils auraient respectivement 5.000 €, 3.000 € et 700 €. L'écart entre le foyer riche et le pauvre serait passé de 10 fois plus à 7 fois plus environs. L'écart entre le foyer moyen et le pauvre serait passé de 5 fois plus à 4 fois plus environs.

Sylvie Rabie

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