Lors du dernier Méliès Ephémère, le public présent, fort nombreux au demeurant, a entendu Alexie Lorca, maire-adjointe à la culture, rappeler les promesses de campagne de Patrice Bessac, maire de Montreuil, et annoncer que le personnel déplacé et le directeur Stéphane Goudet licencié, seraient réintégrés dans l'équipe du cinéma.

Un tonnerre d'applaudissement et quelques larmes ont suivi cette annonce, car l'émotion et la joie étaient à leur comble parmi tous ceux qui luttent depuis 18 mois pour retrouver le cinéma d'Art et d'Essai qui a fait la réputation de la ville au-delà de ses frontières et qui réjouissait petits et grands par la qualité de ses programmes et de ses débats.

Il a été question de la souffrance endurée par l'équipe de salariés, ainsi que celle des spectateurs, tout au long de ces mois de lutte. Le conflit a été rude et long. Les raisons invoquées par l'ancienne maire, notamment l'accusation de détournement de fonds, se sont révélées fausses après enquête.

Une lutte aussi longue a demandé une grand mobilisation de tous, l'équipe, le Collectif des spectateurs, l'association Renc'Art au Méliès et aussi des réalisateurs(1), qui ont soutenu le mouvement des salariés de l'équipe du cinéma. Le temps n'a pas été compté en réunions, en rédaction de lettres, en tracts, et en manifestations de toutes sortes, comme entre autre, l'occupation du cinéma.

On reste abasourdi par la surdité et l'aveuglement de Mme Voynet, qui n'a pas hésité à transformer un cinéma d'excellence en cinéma banal, qui n'a pas un seul instant pensé à demander l'avis des montreuillois, ni des cinéphiles de Montreuil, qui a agi sans réfléchir un tant soit peu à son action de destruction d'un joyau de la culture cinématographique.

Maintenant que ce conflit est dépassé et que le cinéma reprendra sa programmation avec son équipe originale, reste à assurer l'indépendance artistique d'un tel équipement culturel dans la ville. L'idée a fait jour de rédiger un Manifeste, prônant l'indépendance culturelle des cinémas d'Art et d'Essai, comme le Méliès et d'autres, car la tentation est grande chez ceux qui les subventionnent de s'arroger un droit de regard sur l'art cinématographique, qui à notre avis, devrait être indépendant de ses sources de financements.

Jeanne Studer et Sylvie Rabie

(1) Solveig Anspach - Dominique Cabrera - Robert Guédiguian - Dominik Moll - Gérard Mordillat - Chantal Richard - Bertrand Tavernier - Jean-Pierre Thorn.
Entre autres actions, ces réalisateurs ont écrit un article "De quoi le Méliès est-il le signe ?"
http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-pierre-anselme/160413/de-quoi-le-melies-montreuil-est-il-le-signe

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