Le mardi 11 février au soir, à la représentation à la Parole Errante du Méliès Ephémère # 10, les candidats à la mairie invités, étaient tous venus ou représentés, sauf le parti de Mouna Viprey, Lutte Ouvrière, et EELV - les Verts ! !
Ils ont répondu aux questions que le C-Ism, (Collectif Indépendant des Spectateurs du Méliès) leur avait posées et envoyées par mail, au sujet de la réintégration du personnel du cinéma, de la remunicipalisation du Méliès et de la rédaction d'une Charte pour l'indépendance de la culture cinématographique.

Ce qui s'est dégagé à un moment de cette réunion, a été très intéressant. Plusieurs des personnes présentes ont souligné l'importance du Collectif dans cette lutte, en fait, l'importance de l'action des citoyens face au pouvoir politique.

Il a été rappelé l'histoire du premier collectif en 2001 qui avait lutté pour maintenir l'association qui gérait le cinéma à l'époque, plus de 5000 signatures avaient été récoltées pour garder ce fonctionnement associatif. Le collectif avait été jusqu'à squatter un Conseil Municipal et y tenir une AG.

Certes, en final, le maire a pu instaurer la municipalisation du cinéma qu'il voulait, mais ce qui a été mis en lumière mardi soir, c'est que grâce à toute cette énergie citoyenne déployée, il en a découlé pendant un certain nombre d'années, la relative tranquillité et l'indépendance culturelle de l'équipe autour de Stéphane Goudet, qui a réussi le pari de faire du Méliès, un cinéma d'exception « Art et Essai » reconnu au-delà des frontières de Montreuil.

« Le pouvoir est maudit »(1) a rappelé une spectatrice. « Ce n'est pas tant la personnalité des gens qui nous gouvernent que leur fonction qui les amène à vouloir faire main basse sur toute forme d'indépendance, qu'elle soit culturelle ou autre. »

La question qui a été posée est : quand un cinéma fonctionne avec des fonds publics, comment lui garantir l'indépendance culturelle, et lui permettre d'échapper à l'autoritarisme du pouvoir ?

En tant que citoyens, nous ne pouvons que prôner l'indépendance des lieux culturels, avec les moyens que nous essayerons de mettre en place, face aux instances politiques qui nous gouvernent.

C'est l'objectif que le C-Ism souhaite se donner avec la volonté d'élaborer une Charte garantissant l'indépendance culturelle des cinémas. Un de ses membres avait préparé un texte qu'il a lu au public, les idées principales étant :
- L'espoir de la fin de la crise traversée par le Méliès.
- Nécessité de penser le Cinéma Public dans ses relations au pouvoir duquel il dépend.
- Remise en route du Conseil du Cinéma, bâillonné par la Ville au début de la crise, parce que sans existence juridique.
- Comment protéger le cinéma public dans le milieu concurrentiel de l'exploitation cinématographique ?

Il a été proposé au public un groupe de travail pour l'élaboration de cette Charte, de grandes feuilles avaient été apposées au mur de la salle, afin que les personnes puissent s'inscrire, et il y a eu un certain nombre d'inscriptions.

Cette soirée du Méliès Ephémère qui s'est terminée par le film de Maurice Pialat « L'amour existe », très beau film, animée par un groupe de musique « Uchronie », a été porteuse d'espoir par les nombreuses communications des spectateurs et cinéaste, et la conclusion qui en a découlé : « La forme de pouvoir que peuvent prendre les citoyens, par leur action, par leur volonté et par leur désir de rétablir une véritable culture.

Ce pouvoir citoyen est également dans les urnes et les politiques ne le savent que trop bien.

Jeanne Studer

(1) "Si un pouvoir quelconque pouvait faire quelque chose, c'était bien la Commune composée d'hommes d'intelligence, de courage, d'une incroyable honnêteté et qui avaient donné d'incontestables preuves de dévouement et d'énergie. Le pouvoir les annihila, ne leur laissant plus d'implacable volonté que pour le sacrifice. C'est que le pouvoir est maudit et c'est pour cela que je suis anarchiste". Louise Michel

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Commentaires  

-1 #3 Béatrice Navajas 03-03-2014 16:27
Mais de quoi parlez-vous ? Ce collectif, vous ne le connaissez pas ! Vous répétez, colportez des rumeurs (entendues et répétées depuis 13 mois), pour le salir, le calomnier et le discréditer.
En vain.
Le choix, comme l'utilisation, de ce pseudo, le loup des steppes (rien que ça !), montre de plus combien sont grands votre courage et vos difficultés à comprendre le monde qui vous entoure.
La route est longue, encore, pour y parvenir...
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0 #2 Luna 02-03-2014 20:06
Depuis le début de l'affaire du Méliès, certains montreuillois ont clamé à grands cris que cette lutte était politique parce que l'ancien maire s'en était mêlé. A partir de là, ils ont détourné la tête et baissé pudiquement les yeux, ne voulant pas se commettre avec cette personnalité.
Heureusement qu'il y a eu des habitants qui ont réagi en leur nom propre et qui, en grand nombre, ont eu le courage de retrousser leurs manches en luttant pour ce cinéma d'exception.
Suffirait-il qu'un maire qui s'est fait remarquer par ses défauts, choisisse une lutte, pour que tous, dorénavant, s'en abstiennent ?
Je ne suivrai pas le loup des steppes sur ce terrain.
Il peut croire que le mot "citoyen" est galvaudé, libre à lui de persifler et de choisir un autre vocable, s'il y en a ? Qu'il s'amuse à penser que les militants qui luttent pour leur cinéma "d'Art et d'Essai" aient choisi Louise Michel comme égérie, c'est plutôt amusant, mais les personnes du C-Ism, seraient bien étonnés d'entendre cette affirmation.
Y avaient-ils seulement songé, tout occupés de leur combat?
Luna
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+1 #1 Loup des steppes 01-03-2014 05:00
Ah ! le citoyennisme. Il suffit de mettre "citoyen" après tout et n'importe quoi pour que cela devienne source d'admiration. Centrale nucléaire "citoyenne." Commissariat de police "citoyen". Prison "citoyenne". Salariat et patronat "citoyens", etc.

Que les membres de ce comité Méliès ne trouvent rien à redire à la présence parmi eux de thuriféraires de l'ancien conducator de Montreuil, le délicat Jean-Pierre Brard, en dit long sur leur lucidité. Qu'ils ne se pensent pas manipulés par des politiciens sans scrupules, en dit également long sur cette même lucidité.

Il est quand même paradoxal de se réclamer de la Commune (pauvre Louise Michel !) pour faire l'article en faveur de M. Goudet (par ailleurs excellent animateur du cinéma, ce que personne ne conteste) qui n'a eu aucun scrupule, lors de sa nomination par Brard, de prendre la place d'une non moins excellente directrice du Méliès, Geneviève Houssaye. Pour mémoire, rappelons qu'elle et son équipe avaient été évincés du Méliès à la suite d'une campagne de calomnies d'une rare violence menée, entre autre, dans Montreuil Dépêche. A l'époque, ce canard municipal aurait fait passer la Pravda soviétique pour un havre d'indépendance éditoriale.

Je ne connais pas Dominique Voynet et sans doute, comme toute politicienne, a-t-elle des côtés déplaisants, mais serait-elle mille fois pire qu'elle resterait encore très loin derrière ce maire tant estimé,
M. Jean-Pierre Brard, qui s'est illustré pendant de longues, de très longues années par son autoritarisme, son goût pour les CRS (foyer de la Nouvelle France, expulsés du Gazomètre), ses mensonges infiniment répétés, sa pratique de la calomnie et son clientélisme effréné. Rien que pour nous avoir débarrassés de ce cher Jean-Pierre, on peut être reconnaissant à Dominique Voynet et à son équipe.
Ce qui n'empêche pas d'être critique. Voire même... très critique.
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