Tribune. Par le collectif 8 juillet

Il y a cinq ans, le soir du 8 juillet 2009, à Montreuil, la police nous a tiré dessus au flash-ball. Nous avons été touchés à l’épaule, à la clavicule, à la nuque, au front. Joachim, lui, a perdu un œil. La procureure avait requis le renvoi devant la cour d’assises d’un des trois policiers mis en examen et un non-lieu pour les deux autres. La juge d’instruction a finalement renvoyé les trois policiers devant le tribunal correctionnel.

Si ces derniers vont comparaître devant les tribunaux, ce n’est pas la règle.

Combien de familles endeuillées, de personnes mutilées attendent que la justice reconnaisse le tort qui leur a été fait, pour finalement se voir signifier un non-lieu ou une relaxe ?

Nous sommes en train de recevoir nos fiches d'impôts et voilà que ce sujet revient dans toutes les discussions : qui paye trop, qui ne paye pas... En réalité, l'impôt que nous payons en France est réparti de façon très injuste d'un point de vue social.

Il est communément dit que les plus pauvres (50 % des foyers environs), ne payent pas d'impôts. En réalité, cela est complètement faux. L'impôt sur le revenu, celui qui fait dire que la moitié des français ne payent rien, n'est qu'une petite partie des impôts que nous payons.

L'impôt sert à alimenter le budget de l'état, dont il représente environ 95%, le reste provenant d'autres recettes.

Le montant des impôts s'élève à près de 300.000.000.000 € (300 milliards d'euros).

Ça y est, la pêche, la monnaie locale de Montreuil est née. Les premiers Coupons Billets ont été mis en circulation le 21 juin à La Fête de La Ville.

Les cartes des commerçants qui acceptent les règlements en pêche et des lieux d'échange des euros en pêches sont disponibles sur le site de la pêche : http://peche-monnaie-locale.fr/.
Vous y trouverez aussi la liste des associations partenaires qui seront soutenues par la pêche, notre monnaie locale.
Vous pouvez dépenser vos pêches aux Nouveaux Robinsons, chez Pompon fleurs, à la boutique d'électro-ménager Morel, aux restaurants le Casa Poblano, l'Art à Palabre...

Et tous les samedi après-midi, les pêchus seront aux Nouveaux Robinson (place de la République) pour échanger des euros contre des pêches et pour refaire le monde afin qu'il soit plus solidaire, plus éthique et plus écologique avec la pêche, monnaie locale.

Les samedi 28 et dimanche 29 juin, Rêve de Terre a l’honneur d’accueillir cette année un festival de permaculture sur le site des murs à pêches de Montreuil, organisé par un collectif rassemblant associations, collectifs et militants de la permaculture et de la transition.


Entretien avec Claire Nicolas

La Maison Ouverte, située au 17 rue Hoche à Montreuil, fait partie "des lieux qui font du lien". Elle accueille des porteurs de projets, des actions de solidarité, des luttes, des débats..... Ses membres souhaitent que puisse s'y déployer une vie citoyenne engagée, une parole libre de toute entrave et de tout conformisme.

D'autres lieux dans cette ville mettent en oeuvre des dynamiques citoyennes et font du lien : Comme Vous Emoi, Casa Poblano, La Parole Errante........
De tous ces lieux, la Maison Ouverte est la pionnière, à un moment où les autres n'existaient pas encore. Certains ont d'ailleurs fait leurs premiers pas dans ses locaux, comme le Bar Associatif, les Instant Chavirés qui s'appelaient alors "désir jazz".


Ceux qu'on appelait autrefois les chiffonniers, lesquels ont connu leur plein essor au XIXè et début du XXè siècle jusqu'en 1960, sont de retour avec ce nouveau nom "Les biffins". Notre société qui, avec l'enlèvement des ordures, avait privé les chiffonniers de leur emploi, voit revenir ces vendeurs à la sauvette. Ces vendeurs qui font feu de tout bois, entre les bibelots précieux de leur grands-parents, entre les habits dont ils ne veulent plus et les déchets ramassés dans les poubelles, nous montrent quelque chose à voir, quelque chose d'une société en pleine mutation.

Une société qui va devoir bientôt faire la place à ceux qui ont peu -ou rien- et qui ont tant de mal à survivre. Ceux-là, qui s'installent où il peuvent, n'importe où, pour vendre leurs quelques petits objets : une paire de chaussures qu'ils ne peuvent pas mettre, un appareil radio démodé, des habits abandonnés au fond d'un placard, la vieille montre du grand-père..... Ils auraient bien voulu la garder, comme souvenir cette montre, mais ils n'ont pas de place, et tant de factures à payer !

Communiqué
Les habitants du 56 rue Joliot-Curie ont été expulsés de leur logement le 22 octobre 2013.

En réponse à l'émotion suscitée par cette expulsion, la Mairie de Montreuil avait alors négocié avec la DRIHL, service de la préfecture de Bobigny en charge de l'hébergement et du logement, que les familles avec enfants et les femmes enceintes ne soient pas laissées à la rue. Une dizaine de ménages avait été orientée vers des hébergements du 115, gérés par l'association montreuilloise Interlogement 93. Aucune solution n’avait été proposée aux célibataires.

Les personnes hébergées au 115, parmi lesquelles 20 enfants de 2 mois à 19 ans, vivent depuis maintenant 7 mois dans des hôtels dispersés dans toute l’Ile-de-France, loin des écoles, des maternités et des PMI, sans leurs affaires, dans des conditions de promiscuité qui nuisent à leur équilibre psychique et à leur santé. Certaines mères isolées ont dû renoncer aux maigres revenus de leur travail pour pouvoir continuer à emmener leurs enfants à l'école.