Face aux enjeux climatiques et énergétiques, la relocalisation de la production agricole en milieu urbain regagne en intérêt. A Paris, dans le bois de Vincennes, l'association V'île fertile veut prouver qu'un modèle bio-intensif répond pertinemment à ces enjeux.

Installée depuis mars 2014 au cœur du jardin tropical de Paris, en limite du bois de Vincennes, l'association V'île fertile y a rapidement pris ses marques. La parcelle de 500 m2, concédée par la ville, est couverte de légumes en ces jours d'automne. Mais ce n'est là qu'une simple préfiguration de ce que deviendra le lieu d'ici un an. Car l'objectif est bien clair : développer un modèle économique de microagriculture urbaine biointensive, capable d'être financièrement autonome et de créer à moyen terme un premier emploi à temps complet.

"Le collectif 65 bis"
Ils sont à Montreuil depuis déjà à peu près deux ans, voire plus. Se retrouvant à la rue, ils ont établi un campement dans un coin du square de la République, rangé, propre. Mercredi matin à 6 h. des cars de CRS et un engin de déblaiement ont tout enlevé, le peu qu'ils possédaient, notamment pour s'abriter. Alors depuis, ils sont sur le trottoir, à côté de la grille du square. Ils sont jeunes, résistants, ne semblent pas déprimés, souriants... Leur groupe s'appelle "collectif 65 bis". Si on les recherche sur internet, il y a des bribes de récit, des paroles, de la poésie, leur histoire.
La population environnante se montre très solidaire. Les voisins apportent soupes et boissons chaudes, des habits, des couvertures. Tous les commerçants ont signé une pétition en leur faveur sauf un.

Journal d'une jeune femme :
Bonsoir Chacune, Chacun,

 

Nous avons rencontré Patrice Bessac, notre nouveau maire, le 16 octobre 2014, avec une série de questions et quelques propositions.
Donc, pas tout à fait une interview, ni vraiment un débat, voici un compte-rendu de cette rencontre.

Quelle ambition avez-vous pour Montreuil ?
Mr Bessac :  La première pierre : unir plutôt que diviser. Stopper la folle marche à l'agressivité qu'était devenu le débat politique à Montreuil, et qui, de fait, excluait le grand nombre des citoyennes et des citoyens, de toute possibilité d'intervenir.
C'est fait !
J'ai voulu une ville plus apaisée, plus rassemblée, une ville unie autour des valeurs qui sont les siennes, de solidarité et de coopération.

Montreuil, c'est une ville vraiment pas ordinaire dans la mesure où nous sommes 103 000, 14 villages, avec une vie associative, une vie culturelle, une vie citoyenne, un socle de valeur et d'actions, qui font que les gens se parlent et imaginent ensemble, c'est une ville de créativité citoyenne.

Vendredi 3 octobre à 19H - Centre Lounès Matoub, place de la République Montreuil
C’est quoi … « habiter le monde » ? Et c’est quoi l’avenir des « jeunes » ?

À l’occasion des portes ouvertes du Centre Social Lounès Matoub,

Miss Griff-Association (Théâtre forum) et l’ALF (cours de français) vous invitent à une
rencontre, pour présenter nos activités, et dans le but de vous présenter un projet auquel
tous les citoyens - épris de citoyenneté - sont conviés.

Le groupe des Sorins poursuit cahin caha sa route et voici les dernières nouvelles.

Après une fin d’année 2013 et un  début d’année 2014 très difficiles, le groupe et l’Association se sont dotés de nouvelles équipes à leur tête avec comme toujours les objectifs d’installation et de régularisation.

Du côté des papiers, peu d’espoirs pour le collectif ; du côté de l’installation, l’espoir était venu d’un projet mené par la municipalité de D. Voynet et l’association Habitats Solidaires, aboutissant en décembre au vote à l’unanimité d’une résolution par le conseil municipal. Des difficultés du côté d’Habitats solidaires font que le projet n’a pu aboutir.

Depuis son élection,  la nouvelle municipalité n’a pas accordé de RDV au Collectif, malgré des demandes répétées. La convention d’occupation signée depuis 3 ans par l’ancienne municipalité n’a pas été renouvelée. Et le 1er août, un huissier mandaté par l’OPHM, propriétaire du lieu d’habitation rue des papillons, s’est présenté pour entamer une démarche d’expulsion.

Tribune. Par le collectif 8 juillet

Il y a cinq ans, le soir du 8 juillet 2009, à Montreuil, la police nous a tiré dessus au flash-ball. Nous avons été touchés à l’épaule, à la clavicule, à la nuque, au front. Joachim, lui, a perdu un œil. La procureure avait requis le renvoi devant la cour d’assises d’un des trois policiers mis en examen et un non-lieu pour les deux autres. La juge d’instruction a finalement renvoyé les trois policiers devant le tribunal correctionnel.

Si ces derniers vont comparaître devant les tribunaux, ce n’est pas la règle.

Combien de familles endeuillées, de personnes mutilées attendent que la justice reconnaisse le tort qui leur a été fait, pour finalement se voir signifier un non-lieu ou une relaxe ?

Nous sommes en train de recevoir nos fiches d'impôts et voilà que ce sujet revient dans toutes les discussions : qui paye trop, qui ne paye pas... En réalité, l'impôt que nous payons en France est réparti de façon très injuste d'un point de vue social.

Il est communément dit que les plus pauvres (50 % des foyers environs), ne payent pas d'impôts. En réalité, cela est complètement faux. L'impôt sur le revenu, celui qui fait dire que la moitié des français ne payent rien, n'est qu'une petite partie des impôts que nous payons.

L'impôt sert à alimenter le budget de l'état, dont il représente environ 95%, le reste provenant d'autres recettes.

Le montant des impôts s'élève à près de 300.000.000.000 € (300 milliards d'euros).