avril 2015

Après l'interview du maire (18/12/2014), et celui-ci du premier maire-adjoint, nous-nontreuil cherche à saisir la forme de gouvernance qui actuellement, dirige la ville de Montreuil.

Ibrahim Dufriche Soilihi (délégué à l’innovation, à l’économie sociale et solidaire) :
Depuis un an maintenant, avec les élus de la liste que j’ai eu l’honneur de conduire, Ensemble pour Montreuil, (rassemblement des écologistes et de citoyens), nous sommes co-responsables du fonctionnement de cette ville. La délégation que j’ai acceptée est le fruit d’une réflexion politique qui doit nous conduire à prendre à bras le corps nos responsabilités, au plus près des gens, pour construire un nécessaire nouveau modèle, écologique, solidaire, innovant.
En effet selon moi, trois caractéristiques qualifient le monde dans lequel nous vivons :


Journal nous-montreuil : certaines personnes choisissent l'alternatif comme mode de vie. Nous essayons de décrire cette attitude différente, dans des histoires de vie : Rosalie, Sarah, Arno.....
Arno :
J'ai choisi ce mode de vie. J'ai conscience de qui je suis. J'ai 52 ans et j'ai vécu 20 ans dans les squats. Je me suis aperçu que mon cas de figure n'était pas unique, j'ai lu l’interview de Rosalie, je me suis identifiée à elle. Nous sommes nombreux à vivre dans des squats, mais nous ne sommes pas très nombreux à résister dans la durée.
n-m : combien êtes-vous dans ce squat ?


En 2011, la ville de Montreuil a lancé un Appel à Initiatives pour mettre en valeur l'espace délaissé des murs à pêches. Sarah Harper et sa compagnie "Friches Théâtre Urbain" ont fait partie des projets sélectionnés. La parcelle 343 leur a été dévolue..........


Le projet de Sarah : "L'Espwar est un temps boisé", tient en deux volets :
1) la mise en valeur de la friche et de la biodiversité : poétisation et préservation de cet espace, en y associant les riverains et les visiteurs.


Le tribunal de grande instance de Bobigny a rendu la semaine dernière une ordonnance de non-lieu dans «l’affaire» du Méliès, accusé en 2012 de détournement de fonds publics par la maire : Dominique Voynet. Au final aucune des charges n'a été retenue. Le dossier est vide. On peut à juste titre, se demander qu'est-ce qui a poussé D.Voynet à susciter pareille polémique, car cette accusation non fondée envers des employés dont le directeur artistique, a été suivie dans la ville par de grands désordres et pour la maire par une baisse singulière de sa notoriété.
Une grande partie des citoyens s'est révoltée, outrée qu'on la prive d'un cinéma d'excellence qui était le joyau de la ville, et de l'injustice pesant sur le personnel du cinéma.
Heureusement la municipalité actuelle en la personne de son nouveau maire P.Bessac, a rétabli dans leur fonction les employés injustement soupçonnés et licenciés.

Nous vous joignons le billet de François Fatoux écrit a la suite de ce non-lieu :


J'ai rencontré Rosalie devant le magasin d'Emmaus, rue Capitaine Dreyfus à Montreuil.
Elle peignait des motifs sur des habits qu'elle avait confectionnés à partir d'habits délaissés.
La beauté et la créativité de ces motif m'a impressionnée. J'ai pu m’entretenir avec elle et découvrir ainsi le cheminement de son parcours.

Veut-on continuer à bétonner la ville ou veut-on préserver cet espace végétal et naturel, riche d'une grande biodiversité et d'expériences écologiques et sociales nouvelles ? Dans nos villes étouffées par la pollution, la densification et le béton, il nous faut impérativement préserver nos lieux de respiration et de quiétude !"

Nous vous invitons à lire le texte qui suit, vous proposant de signer une pétition:
Pétition : Sauvegardons ce qui reste des Murs à Pêches ! NON au garage du Tram, OUI aux transports en commun
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/sauvegardons-peu-qu-reste-murs-pech-877.html

Dans la perspective de l'arrivée du tramway à Montreuil, un garage de plus de 2 hectares (SMR - Site de Remisage) devrait être installé sur le site des Murs à Pêches risquant ainsi de complètement dénaturer ce lieu. Des associations, habitants et usagers de ce site historique s'y opposent et demandent à ce que soit trouvée une alternative à l'installation de cet immense garage dans un endroit qui devrait être préservé de toute urbanisation.  

Face aux enjeux climatiques et énergétiques, la relocalisation de la production agricole en milieu urbain regagne en intérêt. A Paris, dans le bois de Vincennes, l'association V'île fertile veut prouver qu'un modèle bio-intensif répond pertinemment à ces enjeux.

Installée depuis mars 2014 au cœur du jardin tropical de Paris, en limite du bois de Vincennes, l'association V'île fertile y a rapidement pris ses marques. La parcelle de 500 m2, concédée par la ville, est couverte de légumes en ces jours d'automne. Mais ce n'est là qu'une simple préfiguration de ce que deviendra le lieu d'ici un an. Car l'objectif est bien clair : développer un modèle économique de microagriculture urbaine biointensive, capable d'être financièrement autonome et de créer à moyen terme un premier emploi à temps complet.