Une économie à la fois innovante et ancienne : les biffins
Le mot biffins vient d'un mot du vieux français "biffe" qui veut dire chiffon, objet sans valeur.
Cette économie existe depuis plus de 100 ans, on appelait ces personnes des "chiffonniers". Comme ustensiles, ils avaient un crochet, une hotte, un secteur leur était attribué. Ils avaient une carte !
Puis les chiffonniers ont disparu....

Et maintenant les voilà de retour, on ne les appelle plus des chiffonniers mais des biffins. Seulement les temps ont changé et on ne les apprécie guère. La police a l'ordre de les chasser et de les pourchasser sans cesse.

 

Il était une fois une ville qui avait deux rues piétonnes : la rue Capitaine Dreyfus et la rue de l'Eglise. Certaines personnes avaient même pensé qu'on aurait pu relier ces deux rues par une troisième zone piétonne.

Et pourquoi pas ? Pourquoi ne pas faire du Centre de Montreuil, une zone piétonne, où il y aurait des bancs pour s'asseoir et rêver, ou converser avec ses voisins. Ces bancs seraient protégés par des arbres qui permettraient la fraîcheur en été, sous leurs ombres bienfaisantes.

Quoi de mieux que ces zones tranquilles, à l'écart du stress de la vie moderne, des embouteillages, des klaxons, de la hâte perpétuelle qui régit notre vie actuelle ?

Tony Gatliff, réalisateur de cinéma, Rrom, a dit, en parlant de son peuple : 
« On n'a pas besoin d'aide, on a besoin de justice ! "

Faire justice, c'est d'abord reconnaître que les Roms ont souffert. Rendre justice à ce peuple, lui rendre son histoire. Les Rroms n'ont jamais fait acte de leur histoire.

Tony Gatliff met bien l'accent sur le fait que les Rroms n'ont pu inscrire leur histoire et que de ce fait, on ne les a pas reconnus. Peuple sans territoire, s'installant dans les pays au gré de leur errance, leur histoire a été écrite par d'autres. Ils ne se sont pas affirmés comme sujets, énonciateurs de leur propre parole, et comme ils n'ont pas fait valoir leurs droits, personne, ou presque, ne veut les reconnaître. 

Sans reconnaissance, sans histoire, sans justice, sans territoire, ils sont bien souvent considérés comme des êtres déviants, chargés de bien des maux, toujours en accusation.

Délivrance d'OQTF aux Rroms de la rue de Rosny

Pour rappel de la situation, le projet Ecodrom est un projet d'insertion par l'agriculture, permettant aux Rroms de travailler. Ce projet avait été validé par la municipalité de Montreuil sous la forme d'une Convention de bail précaire signée avec l'association Ecodrom93, avec le prêt gracieux d'un terrain.http://www.ecodrom.org/

Depuis presque un an la municipalité s'acharne contre notre cinéma, le Méliès. Le directeur artistique, Stéphane Goudet, a été renvoyé et les deux régisseuses ont été déplacées dans d'autres services. L'équipe a fait grève pendant 46 jours montrant ainsi sa solidarité vis-à-vis de leurs collègues.

En disloquant l'équipe qui faisant toute la valeur de ce cinéma et assurait son succès, la municipalité a pris la responsabilité de perdre de ce cinéma d'exception, ce qui a suscité beaucoup de réactions chez un grand nombre de montreuillois… Depuis que le cinéma a réouvert après la grève, avec une nouvelle équipe, la fréquentation a baissé de façon alarmante : plus de la moitié des spectateurs sont partis vers d'autres salles ou d'autres activités, rebutés semble t-il, par l'orientation prise par le Méliès, que ce soit au niveau du choix des films ou des horaires.

Le Potager des Sages et des Fous est une des AMAP montreuilloise qui amène à la cinquantaine de participants des légumes bio délicieux chaque vendredi.

Vous connaissez le principe des AMAP ?

Les AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne), sont nées pour rapprocher les agriculteurs et les consommateurs, sans intermédiaires. Ainsi, les adhérents à une AMAP signent un contrat avec un agriculteur dans lequel ils s'engagent à acheter un panier de produits de la ferme, avec un prix convenu à l'avance, pendant une durée de 6 mois.

Le film documentaire "Squat, la ville est à nous" est passé au Méliès un certain vendredi de 2012, 

Ce documentaire très vivant nous a montré un groupe de jeunes qui squatte pour se loger mais aussi pour affirmer leur identité, leur désir d'une autre vie, différente de celles de leurs concitoyens, une vie en commun, de partage, d'échange.
Ils repèrent des logements vides, les ouvrent, les remettent en état, les habitent, et en quelque sorte leur redonnent une âme...
Le film ne nous montre pas trop la galère, les côtés difficiles de cette vie jamais assurée de continuité, de tranquillité, même s'ils sont visibles. Les difficultés et les empêchements, auxquels les jeunes sont confrontés les conduit également à la rencontre des autres habitants qu'ils abordent avec leur jeunesse, leur spontanéité, leur amitié.