En principe, dans une démocratie représentative, les personnels politiques sont issus du peuple et ils le représentent. En France, de nombreuses associations assurent elles-aussi un rôle indispensable, probablement bien plus représentatif des problèmes réels des citoyens. Or, on voit un « divorce » se créer entre le peuple et ses représentants politiques.

Plusieurs sujets récents nous interpellent :

  • Stéphane Gatignon, le Maire de Sevran, la ville la plus pauvre de France, démissionne de son poste en accusant l’état d’avoir abandonné les « quartiers », notamment en réduisant sa présence alors qu’elle est plus que jamais nécessaire.
  • Les subventions aux associations sont en baisse en même temps que sont supprimés les contrats aidés, alors que les associations qui les utilisaient sont un des moteurs du lien social en réalisant un travail immense, souvent d’utilité publique, qui n’est fait par personne d’autre.

Et ici, à Montreuil, les Verts Ile de France organisent une réunion publique, « Demain l'écologie ! », sans même penser à inviter la fédération des Murs à pêches. Il ne peut s’agir d’une méconnaissance puisque Dominique Voynet était maire de Montreuil et à ce titre elle connaît très bien les murs à pêches et ses associations, sans parler des autres verts de Montreuil, parti bien implanté dans la ville et associé à la Mairie actuelle.

Les associations des murs à pêches militent depuis plus de 20 ans pour la préservation de cet espace vert qui fait à la fois partie du patrimoine et constitue un vrai poumon vert dans la ville, sur lequel il serait possible peut-être de pratiquer demain de l’agriculture urbaine. Faire un événement « écolo » à Montreuil sans les inviter à participer, c’est encore une pierre jetée par le pouvoir politique contre ceux qu’il est censé représenter et qui ont la connaissance réelle du terroir et des compétences.

Le comité éditorial