La démocratie est le pire des régimes, à l’exception de tous les autres. Lorsque Churchill avait dit cela, pendant la seconde guerre mondiale, c’était probablement vrai. L’est-ce toujours ?

Nous voyons bien depuis plusieurs années les défaut de ce système politique.

  • Les votes blancs et les abstentions, surtout quand ils ne sont pas comptées, ce qui augmente artificiellement le score des élus.
  • Le verrouillage du système par les partis politiques, via les 500 signatures, les frais de campagnes, les médias dominants au service des pouvoirs en place.
  • La professionnalisation des politiques, avec le cumul des mandats, le copinage et l’impunité invraisemblable de trop nombreux hommes politiques corrompus.
  • Les promesses qui n’engagent que ceux qui y croient, comme le disait si bien Chirac, avec des politiques élus pour faire X et qui font Y.

Alors peut-on inventer un autre système, meilleur que la démocratie ?

Nous bénéficions de moyens nouveaux, qui n’existaient pas à Athènes, lorsque la démocratie a été inventée, ni à l’époque de Churchill.

Que voulons-nous ?

  • vivre dignement, avec un logement, de quoi manger, s’habiller…
  • êtres intégrés dans la société, avoir des liens sociaux,
  • bénéficier d’un bon système de santé et d’une bonne éducation,
  • pouvoir nous exprimer, penser, agir,
  • avoir le moyen d’influencer sur notre environnement…

Si on arrivait à s’entendre sur ce minimum qu’on devrait assurer à toute personne sur terre, comment alors permettre d’atteindre cet objectif ?

Si seulement on pouvait trouver un OBJECTIF NOBLE, pour nous mêmes, et pour l’humanité en général.

On pourrait oublier les arguments de type « ce n’est pas réaliste », « comment c’est financé », et autres arguments de ce type. On devrait peut-être se demander comment se fait-il que nous acceptons qu’un petit nombre de milliardaires possèdent plus que la moitié des habitants de ce monde ? Comment acceptons-nous que l’on continue de détruire la planète, au point où des espèces disparaissent, les ressources s’épuisent et nos petits-petits enfants devront se débrouiller avec toutes les horreurs que nous leur fabriquons.

En réalité, nous sommes incroyablement riches et formidablement bien organisés. Simplement, nous avançons le nez dans le guidon, sans voir le mur vers lequel nous pédalons, à toute vitesse, parce que c’est comme ça et il n’est pas réaliste de changer de direction.

HALTE

STOP

Réfléchissons.

Trouvons mieux et faisons en sorte que ce soit vers ce mieux que nous irons.

Le Comité éditorial