L'histoire de la ZAD de notre Dame-des-Landes est une aventure avec de multiples rebondissements : en 1974, la décision est prise de construire un aéroport.
En 2008-09, se crée la résistance à l'aéroport et la nécessité de garder cette zone humide. Des personnes vont s'installer sur la zone, construire des lieux de vie, planter, garder des moutons et des vaches, vivre de leurs produits. Ils vont mener une vie simple, en opposition à la société consumériste qui est celle que nous vivons, ou subissons.


Quarante ans plus tard la décision est prise de renoncer à la construction de l'aéroport. C'est une grande victoire pour les ZADistes. Est-elle due à leur présence et à leurs actions ? En partie sans doute. L'Etat lui aussi, a tranché. Puis l'évacuation de la ZAD se fait à grands renforts de police et de destruction, non seulement des lieux de vie des ZADistes, mais aussi de tout ce qui fait la beauté de ce terrain et de cette zone humide remarquable avec sa biodiversité !
C'est un véritable saccage de la nature !

Des articles de Reporterre, du Monde et d'autres, regrettent ces actes de violence contre les occupants de la ZAD qui arrivaient à vivre en autarcie : agriculteurs, boulangers, artisans, éleveurs, routards, une vie simple faite de solidarités, d'échanges, de partage.

Un livre : "Eloge des mauvaises herbes, ou ce que nous devons à la ZAD", écrit par un collectif d'auteurs explique de différentes manières l'intérêt de ces actions alternatives qui ouvrent la possibilité d'un nouveau monde, de nouvelles pratiques et formes de vie, en opposition avec notre monde gouverné par le capitalisme et la croissance, lequel monde arrive en bout de course.
En effet, à un moment charnière de notre époque où les scientifiques, les associations d'environnement lancent des signaux d'alarme face à la destruction de la nature, l'Etat fait la sourde oreille et continue sa politique de croissance qui conforte la destruction de notre terre. L'Etat est-il réellement le maître, ou obéit-il aux multinationales qui ne pensent qu'à leur profit et à s'enrichir toujours plus ? Ceci aux dépends de la plus grande partie du public qui elle, s'appauvrit de plus en plus.
Gandhi "Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité."

Dans ce petit livre qui livre le message de 16 auteurs différents: "Eloge des mauvaises herbes", le discours de chacun concourt à mettre en valeur la ZAD de Notre Dame-des-Landes : une vie alternative à notre vie actuelle, un mode de vie qui implique non seulement l'économie des ressources et le retour à la terre, mais des relations humaines fondées sur le partage, l'amitié, l'échange, l'entraide, un monde totalement différent de la vie âpre et dure fondée sur la rivalité, la compétitivité, l'exploitation, la violence etc.....

Le message délivré par cette expérience de la ZAD implique tout un programme que l'Etat n'a pas voulu entendre, car organisé par des personnes en quête de liberté, d'émancipation. L'envoi des forces de police en nombre a bien montré que la ZAD dérange un Etat qui veut régner en maître sur les citoyens et surtout, ne pas écouter ce qu'ils ont à dire et envie de témoigner.

                                                    Jeanne Studer

Ajouter un Commentaire

Consulter les CGU de ce site pour connaitre les règles d'utilisation des commentaires d'articles : Nos CGU


Code de sécurité
Rafraîchir