Vous avez un travail, peut-être même un travail intéressant, choisi, bien rémunéré.

Et un jour, après des années de travail, un licenciement. Inscription au Pôle Emploi, indemnisations Assedic, et un jour, vous arrivez en fin de droits.

Il y a peu de temps, les indemnisations Assedic baissaient, mais les "droits" duraient longtemps, assez longtemps pour avoir des chances solides de trouver un nouveau travail. Maintenant, c'est différent : vous êtes indemnisés quelques mois, un peu plus, un peu moins, et du jour au lendemain tout s'arrête, vous êtes en fin de droits, vous ne gagnez plus rien, votre revenu tombe à 0 € par mois.

Quelle notion bizarre que cette idée de "fin de droits". Comment sommes-nous arrivés à une société qui décrète qu'une personne privée de travail n'a plus de droits ? Il y a une grande violence à s'entendre dire qu'on est en fin de droits, ça sonne un peu comme la fin du monde.

Bien sûr, on garde d'autres droits, ce ne sont que les indemnisations que l'on perd, pas ses droits civiques, par exemple, mais cette expression, "fin de droits" indique bien comment un chômeur de longue durée perd bien plus que de l'argent. Il "tombe" dans une catégorie à part, avec moins d'existence sociale, pas seulement économique.

Comment vit-on avec 0 droits ? Ou avec 0 revenus ? Ça arrive si vite... On se met alors à gratter les miettes : RSA par exemple, mais la moitié des personnes qui pourraient le percevoir n'en font pas la demande car les démarches sont trop compliquées.

Et si on s'y prenait autrement ? Imaginons que toute personne, du fait d'être née, bénéficie d'office d'un DROIT inaliénable quelque soit les circonstances, donnant accès à ce qui permet de vivre dignement : logement, nourriture, énergie, éducation, culture... Rien de somptueux, mais rien non plus de misérable. Ce droit serait exercé par "droit de tirage", c'est à dire l'accès à des services gratuits (logement, transport, quantité limitée de nourriture, d'énergie..., entrées au musées et à certains spectacles...), en complément d'un revenu assuré garanti pour acheter librement ce qui n'est pas fourni gratuitement.

Ce revenu garanti a été étudié par de nombreuses personnes et associations, de droite et de gauche, sous différentes formes et avec des noms différents. L'idée générale devrait toutefois être qu'il s'agit d'un DROIT et pas d'une aumône et que ce droit soit accordé à tous, sans aucune condition. Par ailleurs, ce droit ne viendrait en aucun cas empêcher les gens de travailler et de gagner plus autant qu'ils le souhaitent ou qu'ils le peuvent.

Le financement de ce droit ne pose pas de problème car l'argent existe : si on remplace les différentes aides déjà payées aux uns et aux autres selon une multitude de critères complexes, y compris les niches fiscales qui sont des "aides" accordées aux plus riches d'entre-nous, l'argent ainsi économisé suffirait déjà à assurer un revenu conséquent à tous.

En attendant, comment ceux qui sont en "fin de droits" peuvent-ils continuer de vivre dignement ?

A Montreuil quelles sont les "offres" qui leur sont proposées et comment peuvent-ils les trouver ?

Paul Antelle

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