Nous savons toutes et tous, plus où moins, qu’une course de vitesse est engagée pour parvenir à une gestion écologique des ressources de la planète, à un moment où la puissance technologique donne le vertige et fait miroiter  un « homme augmenté »  « immortel » et où le capital financier continue sa pression pour asservir les Etats à sa folie.
Course de vitesse entretenue par un système politique à bout de souffle qui facilite les rancoeurs et des nouveaux avatars de National Socialisme qui sont des miroirs aux alouettes.

La cinquième  République, perpétuée par un Hollande discrédité, encourage la soumission et ne permet pas les réformes nécessaires. Notre parti a dilapidé son capital de sympathie par une incapacité à affirmer une ligne cohérente partagée et une gestion  humaine désastreuse.
 
Nous sommes à la croisée des chemins. Allons-nous trouver comment sortir des faiblesses manifestes, ou allons-nous continuer les jeux de postes et de clans ?  Allons-nous nous asseoir autour d’une table aussi longtemps qu’il le faille pour parvenir à un accord sur les accords et la nature des désaccords ?

Allons-nous être capables de mixer ambition personnelle et collective ?
Nous partons de l’hypothèse qu’un autre possible est envisageable.
Pour cela, voici quelques grandes lignes envisageables, facilitant le rassemblement :

·            Faire connaître  et s’appuyer massivement ce qui est porteur d’espoir.
·            Privilégier le » faire avec » au « faire pour ».
·            Impulser et soutenir les initiatives écolo-économiques permettant un bien vivre, raisonnable et durable sur chaque territoire.
·            Réduire les dysfonctionnements dès qu’ils apparaissent.
·            Encourager l’autorégulation  à tous les niveaux et réinventer un local, via des lieux permettant d’incarner une nouvelle civilité. D’autant plus que la crise actuelle est une crise de non fonctionnement des systèmes de régulation.
·            Nous mettre d’accord sur les bonnes échelles spatiales et temporelles de résolution des problèmes.
·            Créer un calendrier intégrant les échanges nécessaires avec les citoyens et structures engagées dans la transition.
·            Une société ou chacun a une place. Convoquer les états généraux du travail, de la réduction des inégalités, de la diminution des souffrances, de la sureté et de la mobilisation maximum.
·            Engager un grand plan de réduction de la bureaucratie.
·            Pour une éducation à un monde coopératif via une culture de transformation personnelle collective et sociétale. Faire évoluer le statut des profs des cours à des missions. (totalement inutile de pêcher la coopération si on n’en fait pas le coeur de l’enseignement !)
·            Pour des élus facilement renouvelables ne cumulant pas.
·            Pour un système d’impôts simplifiés instituant une  réelle progressivité et une taxe écolo.
·            Pour une laïcité ouverte, ferme sur les limites. Un respect des minorités.
·            Se mobiliser pour une Europe politique et un gouvernement mondial, respectueux des identités nationales.
·            Pour une généralisation, au niveau local, de " conseils citoyens ", ayant pour finalité "d'instituer du commun" à travers des échanges d'expériences et de pratiques, dans tous les domaines de la vie publique."

Pour un parti s’adressant à tout le monde et privilégiant de communiquer sur l’exemplaire.

Jean Joseph Alain, Rodrigo Arenas, Francine Bavay, Eric Boisseau, Farid Djabali, Dominique Dubard, Marie Amélie Dutrey,  Olivier Lafond, Nathalie Laville, Alain Lipietz, Jean Marie Quairel, Antoine  Valabregue

Commentaires  

0 #1 Peter BENOIT 04-03-2017 14:26
Cher.e.s camarades écolos déboussolé.e.s, bien que je compatisse à votre légitime angoisse et vous félicité de votre lucidité quant au monde qui s'écroule (d'ailleurs largement au delà de notre microcosme politicien), je souhaiterais vous exhorter à aller vous aussi un peu plus loin dans la cohérence de votre analyse. De grands changements s'opèrent actuellement, notamment l'opinion de moins en moins minoritaire selon laquelle il n'est techniquement pas possible de changer un système avec les outils qui l'ont construit. En l'occurrence, les partis, "syndicats" et "associations" sont désormais complètement obsolètes et, pire depuis quinze ans, nuisibles pour le changement sociétal. D'autre part, la population se rend compte de l'arnaque de la soi-disant démocratie (représentative ...des classes dirigeantes) et refuse de plus en plus massivement l'éternel piège du "Vote (utile) et tais-toi" au profit tout aussi éternel des mêmes profiteurs. C'est ce système qui explose sous vos yeux, mais pourquoi s'en émouvoir ? Nous n'avons pas attendu vos bons conseils, ni ceux de vos adversaires politiciens, pour commencer déjà à construire les germes de la société autogérée que nous avons rêvée. Ouvrez les yeux et rejoignez-nous, dans le mouvement des Villes en Transition, la permaculture, les ZAD et une foultitude d'initiatives d'utopies concrètes ! Et commencez, vous-même, comme nous l'avons fait, par déserter le système, dont vos organisations sont par nature (pyramidale) le meilleur soutien ! Nous ne voulons pas d'un gouvernement mondial qui, par essence ne peux respecter les peuples, nous ne voulons pas d'élus honnêtes, ceux-là ne tiennent de toute façon pas longtemps, Nous ne voulons pas être éternellement cantonnés à mendier notre souveraineté volée dans des conseils citoyens (de fait toujours consultatifs), ou être instrumentalisés par la novlangue bureaucratique (qu'est-ce que c'est encore que cette "nouvelle civilité" à la gomme ?), et tout cela pour quoi ? Permettre aux bien n(omm)és élu.e.s de sauver les meubles et de récupérer les trop rares strapontins ministériels, quand le navire coule ? Contrairement à vous, chers camarades, nous ne devons compter que sur nous-mêmes,. C'est pourquoi nous vous appelons à nous rejoindre.
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