Suite à votre éditorial du 28 janvier 2014...

Par cet éditorial, vous avez tenu à respecter la neutralité minimale d'un média honnête, en informant le retrait de Sylvie Rabie le temps de la campagne électorale, ce qui est tout à votre honneur.

Je voudrais m'inscrire en faux contre un certain nombre d'arguments justifiant la participation électorale.

Au contraire de votre affirmation, je constate plutôt que les élections ne sont pas "des moments clés où les choses peuvent changer de façon démocratique". Je m'explique : alors que les promesses démagogiques (n'engageant que ceux qui les gobent) fleurissent dans une surenchère indécente, de la part des candidats, tout changement significatif pour le bien commun -sauf bien entendu les mesures rentables électoralement à destination de tel groupe de pression- est bloqué (en général au moins six mois avant et six mois après les élections) pour cause électorale. Ce qui signifie que ce qu'on nous présente comme de la démocratie (affaiblie, vous le reconnaissez, entre chaque élection) n'est donc jamais présente! Quant au "choix d'espoir" en ces temps troubles, il m'apparaît au contraire comme un jeu de dupes puisque la grande majorité de la population se partage entre une abstention grandissante et un vote "contre", c'est-à-dire par défaut.

Tout le contraire donc d'un choix raisonnable. Si le programme porté par les partis (dont tous sont mouillés, quoique à des degrés divers, dans le grave conflit d'intérêt entre les gras avantages de leurs élites et leur noble cause) "implique qu'une équipe le porte, les électeurs se rendent bien compte -d'où leur défiance- que de projet politique, il est de moins en moins question, à l'image de la bipolarisation politicienne à l'américaine sur les têtes d'affiches. En ces temps de radicalisation des rapports sociaux, nous savons que "parier sur un avenir meilleur", c'est en réalité abdiquer la souveraineté populaire au profit de citoyens (la plupart sincères) qui ne font pas le poids face à la force corruptrice du système. C'est pourquoi je n'ai jamais tenu le discours du "tous pourris !", ce qui me semble bien plus grave, car c’est bien le système qui porte en lui cette pourriture.

Comment expliquer par exemple l'impuissance de la municipalité actuelle à répondre aux aspirations des Montreuillois avec un conseil municipal 100% à gauche ? À peine installée, cette majorité se bouffait le nez au détriment de l'intérêt commun. En conclusion, je pense urgent de reconnaître l'irresponsabilité que constitue cette parodie de démocratie représentative (...des intérêts des possédants) et d'utiliser notre énergie à changer le monde comme nous le faisons déjà dans les luttes.

Peter Benoit

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