En écrivant ce poème LES VILLES, je pensais à l'évolution de notre ville. Montreuil est à côté de Paris, et déjà Paris est devenue une ville propre et riche, où il n'y a pas de place pour les « sombres » quartiers et qui repousse à sa périphérie, les indésirables ! 

Ces villes peu à peu si bien organisées, si bien entretenues, vont utiliser tous les espaces...

Ce que j'aime dans la ville, ce sont les terrains en friches, les ruelles un peu cachées, longeant des zones de non droit, des lieux  oubliés, un peu à l'abandon. Des lieux que les pauvres peuvent encore utiliser...

Nous vivons dans un monde bien orchestré : travail, salaire, fiches de paie, Sécurité Sociale, logement, retraite. Tout roule, tout baigne !

Tout ?

Et pourtant, il y a de plus en plus de déprime dans ce monde, des difficultés qui surgissent à tout moment, et puis à côté de nous, il y a les pauvres : ceux qui ne sont pas rentrés dans ce système qui semble rouler dans des couloirs parfaitement huilés...!