Par Hélène Strohl - Paru dans Figarovox le 25/05/2015

Nous-montreuil : nous cherchons à comprendre l'enjeu de cette réforme du collège. Voici un texte qui apporte une réflexion. Si vous avez des textes qui éclairent cette réforme, ils seront les bienvenus.......

Pour Hélène Strohl, le débat sur la réforme du collège est passé à côté du véritable enjeu : en finir avec une école hors sol.
Quelques semaines auront été occupées par une polémique à propos de «la réforme du collège».

Interview par Sylvain Bourmeau - Journal Libération
http://www.liberation.fr/politiques/2013/09/13/la-crise-est-une-arnaque-un-recit-invente-par-une-oligarchie-mondiale_931866

Pour l’intellectuel Patrick Viveret, il est nécessaire de «mettre en scène et en chaîne» les initiatives populaires :

Intellectuel historique de la deuxième gauche autogestionnaire, inlassable militant et penseur audacieux, Patrick Viveret est membre du Pacte civique et du Collectif Roosevelt.

Le terme de crise est-il encore pertinent ?


Lu sur le blog « Planète sans visa » sous la plume de Fabrice Nicolino :
Entretien mené en 2004 pour le journal Terre Sauvage avec Marcel Bouché.

Aristote les nommait les “intestins de la terre” et Cléopâtre avait édicté des lois pour les protéger. Qui ? Les vers de terre. Depuis, leur rôle bénéfique a souvent été occulté. Marcel Bouché, ancien directeur du laboratoire de Zooécologie du sol à l’Inra, est le premier à en avoir établi une classification exhaustive et démontre combien ils sont essentiels à la vie.

Terre Sauvage : Marcel Bouché, qui êtes-vous ?

Marcel Bouché : Un être inculte, qui n’a que son certificat d’études primaires, et qui du reste l’a obtenu certainement par une chance inouïe. J’ai en effet ce jour-là réussi à faire moins de dix fautes en cinq lignes, ce qui ne m’était sans doute jamais arrivé.

Entretien Patrick Ongaro

Qu'est-ce le taïchi ?
Le tai-chi-chuan ou tai chi ou taiji quan est un art martial chinois, dit « interne », d'inspiration taoïste. Souvent réduit en Occident à une sorte de gymnastique, il est apprécié pour son effet bénéfique sur le corps et la santé, notamment par les personnes s'intéressant au bien-être...

Entretien réalisé pour le journal Reporterre. Propos recueillis par Hervé Kempf

Naomi Klein revient avec un livre fort, "Tout peut changer". Capitalisme et changement climatique. Présentant le changement climatique comme un « risque existentiel », elle démontre que, pour éviter la catastrophe, il faut adopter des politiques radicalement contraires au néo-libéralisme dominant. Reporterre s’est entretenu avec elle.

Reporterre - Pourquoi les climato-sceptiques ont-ils raison - sur un point crucial ?

Si nous comprenons que cette crise est, au sens fort du terme, une crise de la foi, nous comprenons alors aussi que nous sommes dans un moment où la question religieuse, au sens radical de ce qui lie les êtres vivants et fait sens pour eux, devient une question centrale où se jouent les rendez-vous majeurs de l'humanité. Quand vous vous situez au niveau de la question du sens, vous touchez à la question la plus vitale, avec celle de l'amour. Le désir de reconnaissance et le désir de sens sont les deux moteurs fondamentaux d'un être humain.

A propos du barrage de Sivens : des experts missionnés...

Après toutes les manifestations de protestation sur le site de Sivens, le gouvernement a missionné des experts. Leurs conclusions sont nettes : les besoins ont été surestimés, l’étude d'impact est de qualité très moyenne, le financement est fragile.....
Le rapport critique en effet une évaluation «contestable» des besoins «réels» d'irrigation, évoquant «une surestimation du volume de substitution destiné à l'irrigation d'au moins 35 %». Un surdimensionnement qui s'explique par une estimation des besoins, établie «sur des données anciennes et forfaitaires». «Le choix d'un barrage en travers de la vallée a été privilégié sans réelle analyse des solutions alternatives possibles», une situation d'autant «plus regrettable que le coût d'investissement rapporté au volume stocké est élevé». L'étude d'impact est qualifiée de «qualité très moyenne» et le financement du projet non encore complètement abouti.

Destruction de la bio-diversité

Les conséquences du projet sont désastreuses, à savoir la destruction irréversible d’une zone humide de 13 hectares – véritable espace de biodiversité où vivent 94 espèces protégées – le déboisement total de la zone, un coût d’investissement faramineux -financé par l’argent public- ne profiteraient qu’à l’intérêt d’une poignée d’exploitants qui répond à la logique d’une agriculture productiviste, anti-écologique et dépassée. Pour les écologistes, c’est une insulte faite à l’intérêt général.