Dans cet article il est question de ce que l'on appelle "Le délit de solidarité" : l'aide aux migrants en détresse, fournie assez spontanément par des citoyen-nes, qui est jugée comme un "délit" par nos gouvernants.


Actuellement nombreuses sont les personnes qui quittent leur patrie et cherchent refuge dans d'autres pays ne connaissant ni la guerre, ni les difficultés économiques dues au changement climatique. La France fait partie de ces pays qui connaissent une certaine sécurité et des conditions de vie dignes.

 

Ainsi, en 2013, environ 60.000 personnes ont demandé asile en France, dont près de 4.000 en Seine Saint-Denis, notre département. Ce chiffre est semblable à celui des demandeur d‘asile en Suède (54.000), pays bien plus petit et moins peuplé que la France. En Allemagne, le nombre de demandeurs est presque le double (110.000).

Nous savons toutes et tous, plus où moins, qu’une course de vitesse est engagée pour parvenir à une gestion écologique des ressources de la planète, à un moment où la puissance technologique donne le vertige et fait miroiter  un « homme augmenté »  « immortel » et où le capital financier continue sa pression pour asservir les Etats à sa folie.
Course de vitesse entretenue par un système politique à bout de souffle qui facilite les rancoeurs et des nouveaux avatars de National Socialisme qui sont des miroirs aux alouettes.

Ce poème est né, suite à la phrase prononcée par la petite fille de l'auteur, âgée de 4 ans, au moment de la mort de son arrière grand-mère en avril 2008 :  "Tu es une feuille morte, prends-moi dans tes bras, aime-moi"  par Alenka Zver 

Feuille morte emportée par le temps

Une nuit d’avril
tu es partie
 tout doucement
la terre s’est couverte d’un linceul blanc.

feuille morte emportée par le temps
tu es notre éternel printemps

Réflexion de Bernard Guetta (France Inter) sur les djihadistes

Militairement parlant, les djihadistes de Daesh sont partout en recul. Ils le sont en Irak, en Libye et en Syrie.
Ils le sont car ils ont tant martyrisé les populations des territoires qu’ils avaient conquis qu’ils ont perdu les soutiens que leur avait d’abord attirés leur projet de création d’un nouvel Etat sunnite à cheval sur l’Irak et la Syrie. Ils le sont aussi parce qu’ils ont tant

Propos recueillis par Philippe Douroux pour Libération

Face aux institutions françaises fondées sur la défiance envers l’individu, la philosophe Fabienne Brugère défend l’idée d’une République bienveillante, axée sur la confiance dans le lien social, et en premier lieu au sein des écoles.

A la veille de l’été, une circulaire émanant du ministère de l’Education nationale rappelle aux enseignants qu’ils doivent porter un regard bienveillant sur leurs élèves. On ne sait s’il faut se réjouir de cette initiative, qui souligne que la bienveillance n’est pas le sentiment qui inspire naturellement les professeurs chargés par la nation de construire une élite à coups de vexations et d’encouragements réservés aux bons élèves.

Dans cette période d'incertitude, nous pensons qu'il est important de ne pas se soumettre à la peur et aux solutions immédiates face aux mutations de notre société et à ses événements tragiques. Élaborons ensemble en s'appuyant sur des textes comme celui de Bernard Stiegler. Et pourquoi ne pas retrouver les chemins de la création résistante et travailler en commun ?

Pour le philosophe, directeur de l’Institut de recherche et d’innovation du centre Pompidou, la «disruption» constitue une barbarie «soft» incompatible avec la socialisation. La fuite en avant technologique produit une perte de repères et une désespérance qu’il est impératif d’assumer afin de repenser l’élaboration des savoirs et la macroéconomie.

Répondre par "oui" ou par "non" à une question réductrice ne conforte pas la démocratie qui doit être reconstruite
Par Corine PELLUCHON (publié dans Libération)

Contre celles et ceux qui estiment qu’il faut accepter comme étant démocratiques les résultats du référendum ayant eu lieu au Royaume-Uni, mais aussi à Notre-Dame-Des-Landes, je voudrais apporter un démenti fondé sur certains arguments.
Si je déplore, dans les deux cas, les résultats de ces deux référendums, j’aimerais me concentrer ici sur la légitimité démocratique de ce procédé et sur sa pertinence quand il s’agit de statuer sur des questions touchant la destruction irréversible d’un écosystème et l’avenir d’un pays.