Nous-Montreuil a interrogé toutes les listes candidates aux élections municipales sur leur vision de la démocratie dans la ville. Voir les questions.
Voici la réponse de "Ma ville j'y crois", menée par Jean-Pierre Brard. Les autres réponses seront publiées dès leur réception.

1- Si vous êtes élu-e, comment envisagez-vous les relations avec les citoyens pour faire vivre la démocratie pendant toute la durée de votre mandat et associer les habitants aux prises de décision ?

Il faut renouer le dialogue entre les élus et les montreuillois. Il faut que les montreuillois sentent que leur avis est réellement pris en compte. C'est pourquoi nous rouvrirons le premier étage de la mairie pour que les citoyens puissent venir voir les élus et leur poser des questions directement. Après chaque conseil municipal, les élus iront dans les différents quartiers de la ville faire un compte rendu de mandat devant les montreuillois. Ils viendront dialoguer, entendre les critiques et répondre aux citoyens, pour que les décisions correspondent à la réalité quotidienne des habitants.

Il y aura un élu de permanence la nuit. Tout cela permettra une proximité nécessaire entre les citoyens et leurs élus. Mais cela ne suffit pas. Pour que les montreuillois soient associés aux prises de décision, il faut qu'ils y participent activement. C'est pourquoi des habitants seront tirés au sort pour assister aux commissions d'attributions de logement de l'OPHM, de places en crèche, de subventions aux associations. Les concertations sur des projets comme l'urbanisme, l'aménagement, se feront avant la réalisation des premières études pour que la direction donnée soit dans le sens de l'expérience des habitants concernés. Il ne s'agira pas de choisir la couleur d'un équipement mais bien de quel équipement le quartier a besoin. C'est ainsi que le citoyen prend sa place dans le processus de décisions.

2- Quels moyens « techniques » mettrez-vous en place (par ex. installation d’un « Comité des Sages », création d’un site web dédié, formation des élus et des habitants…) ? Avec quel budget, ou quel pourcentage du budget municipal ? Quel personnel sera affecté spécifiquement à la mise en œuvre de ce fonctionnement démocratique ?


Nous renforcerons le conseil de quartier qui pourra inviter l'élu qui correspondra à l'ordre du jour pour que celui-ci vienne répondre à leurs questions. Nous mettrons en place un coordinateur de quartier, sur le terrain, qui sera attaché à l'antenne de quartier et qui fera le lien entre les services municipaux, les associations, les écoles, les mouvements citoyens, pour que les liens se renforcent et que les initiatives puissent se dérouler plus facilement. Nous mettrons en place un site internet dédié qui permettra de proposer des idées et de réagir, de donner des arguments pour ou contre pour que le débat soit constructif et riche. Ainsi, ceux qui ne peuvent se déplacer dans les conseils de quartier, ceux qui ont des idées mais ne savent pas comment les exprimer en public pourront malgré tout les partager. Nous mettrons en place le Bureau des Citoyens où ceux qui ne veulent pas utiliser internet pourront malgré tout faire cette démarche. Nous proposerons que des habitants, sur la base du volontariat, soient présents dans les étapes d'élaboration et de réalisation des projets pour une transparence complète.

3- Seriez-vous d’accord avec la proposition d’un CAHIER mis à disposition dans lequel les habitants pourraient écrire leurs propositions, leurs souhaits, leurs désaccords et mécontentements ? Un médiateur pourrait en faire une synthèse, une publication, réunir les personnes concernées par les sujets évoqués et en débattre.

Nous allons dans le sens de cette démarche en proposant un Bureau des Citoyens, avec interprètes et écrivains publics, pour permettre à chacun de s'exprimer. Il recueillera les questions, propositions, souhaits et critiques des montreuillois. Ils seront tous adressés aux élus concernés qui devront répondre sous trente jours. Ces questions seront, si celui qui l'a posé est d'accord, à la disposition de l'ensemble des montreuillois, relayées par un site internet dédié où chacun pourra contribuer, mais aussi par l'intermédiaire des acteurs de terrain comme les conseils de quartier, les antennes, les associations,... pour que les montreuillois s'en emparent. Il s'agit pour le Bureau des Citoyens d'être une plateforme démocratique où tous les sujets peuvent être abordés et relayés et surtout que tous les sujets reçoivent une réponse des élus et deviennent un élément de débat citoyen. Nous proposons des cycles de conférences débats sur les thèmes qui se dégageront des propositions des habitants pour que le débat sorte du cadre particulier et devienne une question à l'échelle de la ville. Ainsi, avec ces outils et une démarche active, ensemble, nous pourrons dialoguer, échanger, débattre sur ce qui compte pour les montreuillois.

4- Quelle place réelle accorderez-vous aux élus de la minorité (par ex., dans une commission de contrôle du budget) ?

Pour que la démocratie puisse exister dans sa pluralité au sein d'une ville de plus de 100000 habitants comme Montreuil, il faut que les élus de l'opposition puissent faire entendre la voix de ceux qu'ils représentent.
Pour cela, il y aura un élu de l'opposition par quartier.
Chaque groupe d'opposition pourra rajouter un point à l'ordre du jour du Conseil Municipal en lien avec la vie municipale.
Nous améliorerons la mise à disposition des dossiers abordés durant le Conseil Municipal pour tous les conseillers, la faisant passer de cinq à sept jours.
Puisque les conseillers municipaux, quelque soit leur couleur politique sont à l'image des Montreuillois-es, nous proposons la mise à disposition d'un bureau pour chaque groupe de l'opposition pour y recevoir tous les citoyens dans la mairie, qui est la maison du peuple.
C'est ainsi que l'opposition et la majorité municipale pourront représenter les habitants dans leur globalité et que chaque élu portera la parole au mieux.
 
5- Vous engageriez-vous, trois mois avant la fin du mandat, à ne pas signer de projets que l’équipe suivante devra assumer (par es. En matière d’urbanisme, de gestion du personnel…) ?

Les décisions pour une ville ne doivent pas se résumer pas à une décision prise lors d'un avant dernier ou un dernier conseil municipal. Elles doivent être le résultat d'un travail réalisé avec les habitants et les agents communaux pour répondre à des besoins et à la réalité de la ville. Le calendrier de ces propositions, concertations, études et réalisation doit correspondre au temps municipal et non pas électoral. Pour autant, nous nous engageons à ne pas lancer de nouveaux projets ou de changements brusques quelques semaines avant la possible arrivée d'une nouvelle équipe car nous savons que ce moment est délicat et qu'il ne faut pas qu'un projet devienne un enjeu électoral où ce seraient les Montreuillois qui y perdraient. Les projets municipaux doivent s'inscrire dans la durée pour se développer au mieux et ne peuvent dépendre de contraintes politiques qui desservent ceux pour qui ils ont mis en place, les montreuillois.

6- Pouvez-vous envisager une relation d’indépendance entre le pouvoir politique et les lieux de culture (travail sur une charte) ?

Les équipements culturels municipaux doivent travailler en partenariat avec le corps politique, et notamment l'élu-e à la culture qui, s'appuyant sur une vision générale, indique la direction politique à prendre. En revanche, les choix de programmation artistique (quel film, quelle pièce de théâtre etc.) doivent, eux, être indépendants. Le politique qui dicte quel film il faut passer ou non au Méliès ou quelle compagnie peut jouer ou non au théâtre de La Noue n'est pas à sa place. Chaque équipement doit être investi par sa direction, avec une "ligne éditoriale" claire et partagée avec le politique. En revanche, un équipement totalement indépendant qui n'a de compte à rendre à personne et qui choisit tout, tout seul, selon son bon vouloir n'est pas non plus acceptable. Qui fonctionne avec de l'argent public doit rendre des comptes aux citoyens. Et ceux-ci sont représentés par les élu-e-s.

Afin de clarifier la position de chacun et pour éviter les multiples crises que nous avons traversées ces six dernières années, nous proposons la rédaction d’une charte de non-ingérence du politique dans la programmation et les choix artistiques des projets et équipements culturels (Le Méliès, Le 116, Pignon sur Rue…).

Sophie Bernhardt
06 82 55 05 20

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